11.10.2005
L'école du micro d'argent
Je dois l'avouer, j'ai un faible pour les ordinateurs, que ce soit jouer avec les composante, reformater un ordinateur ou simplement jouer avec des programmes, je trip, j'aime ça.
Aujourd'hui c'est le logiciel cmap qui m'a accroché. Une bonne manière, simple et efficace de schématiser des concepts. Mais quels concepts? j'ai donc décider, pour vous, lecteurs assidus de mon roman-feuilleton, de schématiser les syntagmes narratifs de l'histoire de Conglomérat (le nom provisoire donné au livre) et aussi de schématiser les personnages.
Le schéma de l'intrigue est assez ccompliqué, en voilà la raison. Le livre, est construit autour de trois personages ayant chacun trois parties de tois chapitres s'alternant dans un ordre semi-aléatoire. Le livre est suivi d'un épilogue et d'une introduction qui ne figurent pas dans le schéma...car ils n'ont pas encore été ni écrits ni mis en plan...
De plus, l'histoire se déroule dans trois époques différentes dans trois pays-continents différents.
J'espère que vous apprécierez l'histoire...ce qui est publé dans ce blogue c'est le brouillon du livre.
Pour télécharger ce logiciel vous devez aller à l'url suivante: http://cmap.ihmc.us/
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06.10.2005
Conglomérat; Ocramo 2
Nous savions que le siège du gouvernement devait être à quelque part dans cette chaîne de montagne, dans les environs de ce qu’on appelait autrefois le Tibet. Ce petit pays enclavé qui fut le premier pays conquis par les chinois. Premier mais loin d’être le dernier. Les chinois avaient fini par conquérir tout l’Asie. Ils avaient commencés avec un grand coup d’éclat en prenant le contrôle de l’Inde. Il y avait eu en 2076 un Tsunami dévastateur qui avait presque tout détruit jusqu’à trente kilomètres à l’intérieur des côtes indiennes. Une vague géante de plus de 30 mètres qui s’abattait sur le pays en pleine croissance. L’armée indienne fut dépêchée, mais une autre vague mortelle s’abattit sur le pays continent, réduisant des trois quart la dimension de l’armée du pays de Gandhi. On découvrit bien plus tard des traces d’explosions dans l’océan indien qui permirent de comprendre que les chinois avaient orchestrés le coup, mais c’était trop tard. Dès la nouvelle de la seconde vague, la Chine prêta 100 000 milles soldats pour aider l’Inde. Le président indien, en état de choc et peu visionnaire accepta la proposition chinoise. Jamais les chinois ne partirent de la péninsule qui fut occupé et annexé à la Chine. Et lorsque la preuve fut faite de la responsabilité chinoise dans la catastrophe qui n’était plus naturelle, la Chine menaça de se retirer des Nations Unies qui perdraient la moitié de la population mondiale en un an. Les pays occidentaux étaient alors aux prises avec la tentative d’unification bolivarienne dans le cône sud et ne purent s’occuper des chinois qui devinrent la plus grande puissance du globe grosse de 4 milliards d’habitants à la suite de la conquête du Pakistan, du Népal et du Bhoutan. Les pays d’Indochine s’unirent, mais ne résistèrent pas à la puissante armée du peuple. En 2125, la Chine s’étendait de la Mongolie à l’Indonésie et totalisait les trois cinquièmes de la population mondiale et comptait sur l’armée la plus nombreuse du globe 4 fois possédante de l’arme atomique via l’Inde, le Pakistan, la Corée et elle même. Nous étions huit et on devait couper la tête à cet empire de l’est qui n’avait fait que se consolider depuis 600 ans et dont on n’avait que des informations vieilles de plusieurs siècles.
Et c’est pour ça que nous étions huit dans l’expédition. Gabriel était notre sixième gars, mais d’une certaine façon, il était notre sixième sens. Élève brillant, éminent scientifique à 26 ans, il s’étai enrôlé dans l’armée pour pouvoir développer des nouvelles technologies militaires. À 33 ans il avait mis au point une nouvelle génération d’implants cybernétique qui communiquaient avec le corps via le liquide amiotique. Autant dire que ses implants étaient comme des nouveaux membres qui poussaient sur le corps des sujets. Son projet donna naissance aux micro-ordinateurs portés aux poignets par beaucoup désormais. À 40 ans, plusieurs fois milliardaires, il confectionna une machine qui permettait d’augmenter la masse et la capacité musculaire de manière à produire des surhommes. Il avait eut la délicatesse de breveter son invention et ainsi la garder pour lui seul ou les personnes qu’il choisissait au peigne et dont j’avais été le seul en dehors de lui-même à avoir testé la machine. Mais lui l’avait utilisé bien plus souvent. L’homme érudit et pas sportif pour un micro-crédit était devenu en l’espace d’un an l’homme le plus fort et le plus vigoureux du pays, mais cela n’était pas son objectif. Son truc c’était la cybernétique. Sa nouvelle masse musculaire lui permettait seulement de porter davantage d’implants. Il était à lui seul un centre d’observation et un laboratoire d’analyse. L’être suprême ou presque, il devait, pour se maintenir, s’injecter des doses puissantes de drogues, sinon il ressentait des douleurs intenables.
Il y avait Romélito, un descendant d’immigrants de la troisième vague, un descendant des shamans mexicains. Un être frêle et réservé qui ne parlait qu’à Gabriel, Khléolita et moi. Une personne solitaire qui mijotait toujours une recette. Il était le cuisinier et le chimiste du groupe. Un spécialiste des explosifs. Il pouvait faire tenir l’équivalent de cent bâtons de dynamite dans une balle de golf. Un procédé à lui qui ne partageait avec personne, c’était son gage de survie, l’assurance que personne le tuerait parce qu’il incarnait la marginalité, on avait trop besoin de son savoir pour s’en passer. De plus son sang regorgeait d’un explosif qui exploserait la minute que son coeur cesserait de battre sans son accord, du moins c’est ce qu’il laissait croire et on le laissait tranquille, même si des fois il était socialement hérétique.
Le huitième chevalier de l’apocalypse c’était Khléotia, la créature vivante la plus proche de l’idéal de la beauté. Un rubis parmi les roches, un soleil entre les nuages que nous étions. On se savait éphémère, on savait qu’un jour nous précipiterions vers la terre, mais elle, elle semblait éternelle. Je ne sais pas comment elle a aboutit avec nous, n’y d’ou elle venait, mais une chose était sure, elle était différente. Son corps semblait être la cristallisation de la beauté. L’incarnation dans un physique de l’idéal de la bonté. Elle avait arrêté des batailles entre soldats qu’en les regardant. Non pas qu’on se battait pour elle, personne ne se sentait digne d’elle ni s’essayait avec elle. Ce n’est que beaucoup plus tard, lorsque j’appris son passé, que je compris le pourquoi ces brutes avaient soudainement des manières de personnes éduquées lorsqu’ils étaient en sa présence. Pourquoi était-elle avec nous? Elle avait un don, on disait que c’était parce qu’elle avait été exposée à des radiations puissantes lorsqu’elle était dans le ventre de sa mère, elle pouvait guérir les gens. Si les gens étaient malades, elle les regardait dans les yeux et immédiatement, comme par miracle ils guérissaient. S’ils étaient blessés, elle posait ses mains sur la zone endolorie et les guérissait ainsi. Elle avait elle-même demandé de faire partie de la mission, on avait accepté, personne ne lui a jamais rien refusé, du moins c’est ce que je pensais alors.
À suivre...
23:34 Publié dans Romans Feuilletons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Conglomérat; Sejuj 2
Le véhicule ralentit puis s’arrêta. De nouveaux voyageurs, comme lui des classes E, des Epsons, embarquèrent en file dans l’oasis aseptisé qui les transporterait jusqu’à leur lieu de travail. Il reconnue dans les arrivant un grand bonhomme, habillé selon la dernière mode, des pantalons sportifs qui se changeaient en pantalon d’extérieur lorsqu’on pressait sur la griffe. Son nom, Wallberg. Ce nouveau venu était autre employé de la firme ou il bossait. Sejuj feignant de ne pas le voir, détourna ses yeux vers un des murs de l’autobus. C’est-à-dire qu’il posa son regard sur un des écrans comme le faisaient les autres passagers qui ne travaillaient pas sur leurs ordinateurs de bras. On y passait un reportage sur les vertus de la crème à main Kolston; « Kolston la crème qui fait de vous l’homme le plus populaire de votre entourage ». Quel slogan débile. Sejuj n’en pouvait plus des piaffements de l’animatrice, tout ce qu’il voulait, c’est d’être loin, loin de cette ville, de ce bruit, il voulait le silence et la paix. Il voulait pouvoir regarder dans le vide et ne penser à rien si ce n’est qu’à la bière froide qui coulerait tel un sirop miraculeux dans son gosier. En même temps il ne le pouvait pas. Qu’aurait-il fait? Il aurait voyagé, trouvé l’âme soeur sur une île lointaine, changé son nom, élevé sa famille tranquillement. Tout, sauf être ici, dans ce bus en direction du bureau. Mais ailleurs, étais-ce réellement mieux?
Il risqua un coup d’oeil sur sa droite et remarqua que Wallberg se dirigeait vers lui avec son grand sourire habituel qui énervait tant Sejuj. Sejuj n’avait plus d’autres choix que de feindre l’étonnement.
-Tiens Wallberg, je ne t’avais pas vu! Tu es embarqué il y a longtemps? Tu sais j’était tellement captivé par ce reportage sur cette nouvelle crème, tu sais la, il marqua une hésitation puis retrouva le nom de la marque, Kolston, oui c’est ça, comme j’aimerais en avoir moi aussi, j’étais tellement absorbé que je ne t’ai même pas vu entrer.
Wallberg prit place à côté de Sejuj et commença un long monologue sur les différentes crèmes qu’il avait essayé, sur les qualités et les défauts de chacune, s’éternisant sur le prestige supposé que donnaient chaque crèmes à celui qui les utilisait. Parce que tout le monde sait si on prend soin de son corps ou non. Lui d’ailleurs n’utilisait que la crème Kolston, non pas parce qu’il voyait ce reportage à tout les jours, non lui il était libre de juger ce qu’il achetait ou non, mais parce que c’était la seule qui convenait à son type de peau. Wallberg avait le don de toujours trouver quelque chose à dire de plus insignifiant que lui-même, tout le monde l’aimait sauf Sejuj qui rêvait de tranquillité pour penser. Lui, il était incapable de parler de ces futilités qui semblaient passionner ses concitoyens. Avec l’âge et la pratique, il avait si bien développé l’art de la fonction phatique qu’il pouvait donner l’impression d’être passionné par n’importe quel locuteur, même le plus ennuyant comme ce Wallberg, tout en pensant à milles autres choses; comme à ce qu’il l’attendait au bureau et aux gens qu’il devrait mettre à la porte, à ces familles qui dégringoleraient l’arbitraire échelle de la société, alors que des cancers du type de Wallberg continuaient à se multiplier dans toutes les tours du district de travail.
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